
"@Désiraderouge
- Tome 3"
Commentaires de lecteurs :
"Que de bonheur d'avoir suivi à un rythme effréné le
voyage de Désiraderouge. Voyage à travers les espaces
temps, on se retrouve dans cette course poursuite entre
les mondes parallèles, les différentes époques et pourtant
d'une telle réalité...
Je suis descendue dans ce puit pour en ressortir avec
les larmes aux yeux...
Chacun possède la clef en lui pour ouvrir les portes
du bonheur...
J'ai refermé douloureusement ces pages et les larmes ont coulé. Merci Sidérade pour ce délice
...
(NC août 2011)
"Je n'ai pas pris le temps de dire tout le bien que je pense du troisième tome "Désiraderouge".
Un rythme effréné, un voyage à travers le temps, à travers l'espace, avec une passion puissante comme fil conducteur de ce voyage.
On se prend à s'interroger sur les coïncidences de sa propre vie pour y trouver, en filigrane, un sens qui unifierait toutes les rencontres, heureuses et malheureuses, tous les évènements marquants...
Et l'on reste avec ce mystère que chacun porte en soi comme un trésor : ai-je bien su lire ce que la vie me proposait d'être ?
Merci Sidérade de ce beau voyage dont on sort les yeux remplis de rêves et d'interrogations.
Martine 2010
" Quels voyages sous hypnose ! Comment faites-vous pour mélanger à ce point les époques, les lieux, jongler ainsi avec les dates sans que le lecteur perde le fil de l'histoire ? De l'an 915 à Bordeaux, jusqu'en 2024, votre héroïne nous entraîne dans une course effrénée pour son rendez-vous ultime : une fin grandiose pour cette trilogie que j'ai dévorée jusqu'à la dernière
ligne !
Un vrai feu d'artifice : bravo...
A quand "L'Aventurière du net" sur grand écran ?"
Joël 2011
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Extraits
:
"Les voyants des
caméras s’éteignent. La journaliste les
joues en feu, se plie de douleur sur son estomac, un début
d’ulcère sans doute… se lève en réclamant
un verre de lait et une retouche maquillage d’un claquement
de doigts comme un sifflerait un valet de chambre. Un certain
brouhaha monte du public comme une lame de fond. Désiraderouge
et les invités respectent la consigne de rester assis
sur leurs sièges car la pause ne sera que de courte
durée.
L’animatrice profite du temps hors antenne pour se tourner
immédiatement vers elle et l’interroger à voix
basse :
- Dites donc, vous : que cherchez-vous exactement ? A me déstabiliser
? A prendre ma place ? C’est moi qui mène le débat
et qui pose les questions, ok ?
- Mais certainement, à chacun son rôle ! En revanche,
en ma qualité d’invitée, je n’apprécie
pas les étiquettes posées à la va vite sur
un sujet qui mérite d’être présenté sans
a priori. L’histoire de l’Humanité est emplie
d’innocents guillotinés ou condamnés au bûcher
uniquement parce qu’ils ne se conformaient pas au groupe.
Le temps de l’Inquisition est révolu et la France
est une démocratie ! Laissez aux gens leur libre arbitre,
ils ne sont pas des idiots ! C’est bien dans ce but que
vous m’avez fait venir non ? Apporter mon modeste témoignage
qui ne vaut que ce qu’il vaut, dans un but d’ouverture
d’esprit et pour que les gens se forgent leur propre opinion
!
- Ecoutez ma petite, ne me faites pas regretter votre présence
sur le plateau, ok ? Contentez-vous de répondre aux questions
que je pose, sans déborder ni me mettre directement en
cause. Ca n’est pas comme ça que ça fonctionne à la
télé ! On voit que vous êtes novice en la
matière !
- Novice, en effet. Et je pense le rester : parce que vous allez
devoir assumez vos choix ! A moins de prétexter un arrêt
cardiaque qui m’éloignerait des caméras dans
les prochaines minutes, vous ne m’empêcherez pas
de dire haut et fort ce en quoi je crois.
- Profitez-en, ce sera la dernière fois !
- ….Je m’en remettrai.
Quelques secondes plus
tard, chacune d’elles affiche de
nouveau le sourire policé qui sied bien à l’écran
quels que soient les sujets abordés, le type de rictus
figé qui irrite quotidiennement Désiraderouge au
cours du JT de vingt heures à l’annonce des catastrophes
comme s’il s’agissait d’une actualité banale.
Un assistant badgé portant oreillettes en bandoulière
vient glisser une phrase codée à l’oreille
de l’animatrice, parlant de bond spectaculaire de l’audimat
et de centaines de messages sur Facebook. Faisant contre mauvaise
fortune bon cœur, la journaliste avale l’information
comme elle le ferait d’une pilule amère : le taureau
vient de changer de camp, la mise à mort aura bien lieu
mais ne sera pas celle qu’elle avait prévue."
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